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 Veillées de Ramadan

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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 1 Oct - 2:53

Douceur absente, permettez-moi donc de lui offrir ceci

Aidek Moubarak Douceur
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Douceur

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 1 Oct - 5:15

tout le monde est là et je loupe un tel moment grandiose Sad Sad mais quand je vous lis je suis heureuse car je ressens la joie que vous avez partagé I love you I love you

Citation :
Toutes nos pensées chaleureuses et amicales vont vers Douceur
Merci Palmer ça me touche que tu penses à moi j'espère à demain bisous

Citation :
Ya Douceur je rigole mais je suis triste en vrai que tu sois pas là alors
Tu veux juste te rattraper attends un peu tu vas voir pour ton précédent message Laughing
Merci henna je suis triste de vous avoir loupé mais peu importe on se verra bientôt et l'essentiel c'est que vous etiez tous ensemble bisous

Citation :
A Douceur
Elle manque en effet; Je lui laisse mes meilleurs voeux de Aid Mabrouk
Sur ce, je vais dormir mes chers
Bonne nuit et bonne journée de fête pour demain
Séphana ma douce Séphana je te remercie tu es adorable je te dis aussi Saha Aidek et bonne fête bisous

[


Dernière édition par Douceur le Mer 1 Oct - 5:18, édité 1 fois
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Douceur

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 1 Oct - 5:18

Equus eh bien dis donc c'est pour moi? Embarassed
Merci bisou bisous bisous1
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Palmer

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 1 Oct - 18:26

Douceur je vois que tu es passée pratiquement à l'aube Smile
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warda

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 1:04

SAHA AIDKOUM
koul 3am wentouma bekhir
vous avez passé un bon moment comme je vois : un bon repas de la nourriture de la musique et tous là cheers


ma contribution
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:05

Warda, puis-je me servir? j'aime bien l'un de tes gâteaux

Douceur, tu aimes le collier ?
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henna

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:11

salut Equus moi aussi j'aime bien les gâteaux alors on se sert ils sont là pour ça Laughing
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:22

Salut henna, pas trop fatiguée de ta soirée dansante la veille de l'Aid ?

Allons-y pour les gâteaux. Le hic : il y a un seul thé, on fait comment ?
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henna

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:31

si un peu et Palmer avait trop la forme en plus lol!

pour le thé c'est rien regarde on a de quoi faire là Cool

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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:43

henna, bien aimable à toi de penser à ramener d'autres verres, la théière et la menthe en plus

J'aime beaucoup ta vaisselle Smile

J'ai bien vu que Palmer avait la forme ce soir là et que tu en as profité pour te déhancher...
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henna

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:48

j'allais pas rater l'occasion pour une fois que j'etais là Laughing en plus je dois partir alors à pluche Equus Laughing
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 2 Oct - 22:55

Au plaisir henna, moi je veille sur le site ce soir.
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Baaziz

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 15 Oct - 13:38

depuis le 2ème jour de l'Aid personne à l'horizon No
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Mer 15 Oct - 15:59

Ce soir je vous raconte la suite de l'histoire de Noureddine et la belle Persienne, qu'on avait laissé à moitié la veille de l'Aid.

_________________
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warda

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 16 Oct - 11:15

Bonjour Baaziz bisous Bonjour Equus bisous
c'est une très bonne idée je repasserai pour te lire j'ai beaucoup aimé et j'attendais la suite good
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Baaziz

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 16 Oct - 15:53

Citation :
Ce soir je vous raconte la suite de l'histoire de Noureddine et la belle Persienne, qu'on avait laissé à moitié la veille de l'Aid.
^

Elle est où notre histoire Equus, ça fait plus de 12 heures qu'on l'attend reflechi

Salut petite fleur sourire
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Douceur

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Jeu 16 Oct - 21:46

Equus tu nous a oublié je crois Laughing
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 0:18

Toutes mes excuses mes ami(e)s, du retard à vous raconter la suite.

Résumé :

Nous avions lu que le Visir Khacan, et après avoir confié à des courtiers de lui trouver une esclave aussi intelligente que belle, il avait fini par acheter l'esclave perse afin de prouver à son roi Zinebi, l'existence d'esclaves dotées de sagesse et d'esprit autant que de beauté physique.

L'emmenant chez lui, il demanda à sa femme de s'occuper d'elle avant de la présenter au roi.

La femme du Visir Khacan la confia à ses femmes de service afin de lui faire prendre son bain, et s'en alla elle-même prendre son bain après la sortie de la belle persienne. Sans oublier de prévenir ses femmes de ne point laisser son fils Noureddin accéder à l'appartement où était installée la belle esclave.

Pendant le temps où sa mère était au bain, Noureddin arriva, et ne trouvant pas sa mère dans son appartement il alla la chercher dans l'appartement de la persienne, où il profita de l'absence de sa mère pour aller voir la belle esclave.

Et Voici la suite du conte :

La chambre de la belle Persienne n’était fermée que par une portière, Noureddin s’avança pour entrer, et les deux esclaves se mirent au-devant pour l’en empêcher. Il les prit par le bras l’une et l’autre, les mit hors de l’antichambre et ferma la porte sur elles. Elles coururent au bain en faisant de grands cris, et annoncèrent à leur dame en pleurant que Noureddin était entré dans la chambre de la belle Persienne, malgré elles, et, qu’il les avait chassées.

La nouvelle d’une si grande hardiesse causa à la bonne dame une mortification des plus sensibles. Elle interrompit son bain et s’habilla avec une diligence extrême. Mais avant qu’elle eût achevé et qu’elle arrivât à la chambre de la belle Persienne, Noureddin en était sorti et il avait pris la fuite.

La belle Persienne fut extrêmement étonnée de voir entrer la femme du vizir tout en pleurs et comme une femme qui ne se possédait plus. « Madame, lui dit-elle, oserais-je vous demander d’où vient que vous êtes affligée ? Quelle disgrâce vous est arrivée au bain, pour vous avoir obligée d’en sortir si tôt ?

« – Quoi ! s’écria la femme du vizir, vous me faites cette demande d’un esprit tranquille, après que mon fils Noureddin est entré dans votre chambre et qu’il y est demeuré seul avec vous ! Pouvait-il nous arriver un plus grand malheur, à lui et à moi ?

« De grâce, madame, repartit la belle Persienne, quel malheur peut-il y avoir pour vous et pour Noureddin en ce que Noureddin a fait ?

– Comment ! répliqua la femme du vizir, mon mari ne vous a-t-il pas dit qu’il vous a achetée pour le roi, et ne vous avait-il pas avertie de prends garde que Noureddin n’approchât de vous ?

« – Je ne l’ai pas oublié, madame, reprit encore la belle Persienne ; mais Noureddin m’est venu dire que le vizir son père avait changé de sentiment, et qu’au lieu de me réserver pour le roi, comme il en avait eu l’intention, il lui avait fait présent de ma personne. Je l’ai cru, madame et esclave comme je suis, accoutumée aux lois de l’esclavage dès ma plus tendre jeunesse, vous jugez bien que je n’ai pu et que je n’ai dû m’opposer à sa volonté. J’ajouterai même que je l’ai fait avec d’autant moins de répugnance, que j’avais conçu une forte inclination pour lui, par la liberté que nous avons eue de nous voir. Je perds, sans regret l’espérance d’appartenir au roi, et je m’estimerai très-heureuse de passer toute ma vie avec Noureddin. »

À ce discours de la belle Persienne : « Plût à Dieu, dit la femme du vizir, que ce que vous me dites fût vrai ! j’en aurais bien de la joie. Mais, croyez-moi, Noureddin est un imposteur ; il vous a trompée, et il n’est pas possible que son père lui ait fait le présent qu’il vous a dit. Qu’il est malheureux et que je suis malheureuse ! Et que son père l’est davantage par les suites fâcheuses qu’il doit craindre et que nous devons craindre avec lui ! Mes pleurs ni mes prières ne seront pas capables de le fléchir ni d’obtenir son pardon. Son père va le sacrifier à son juste ressentiment, dès qu’il sera informé de la violence qu’il vous a faite. » En achevant ces paroles, elle pleura amèrement, et ses esclaves, qui ne craignaient pas moins qu’elle pour la vie de Noureddin, suivirent son exemple.

Le vizir Khacan arriva quelques moments après, et fut dans un grand étonnement de voir sa femme et les esclaves en pleurs, et la belle Persienne fort triste. Il en demanda la cause, et sa femme et les esclaves augmentèrent leurs cris et leurs larmes, au lieu de lui répondre. Leur silence l’étonna davantage, et en s’adressant à sa femme : « Je veux absolument, lui dit-il, que vous me déclariez ce que vous avez à pleurer, et que vous me disiez la vérité. »

La dame, désolée, ne put se dispenser de satisfaire son mari : « Promettez-moi donc, seigneur, reprit-elle, que vous ne me voudrez pas de mal de ce que je vous dirai ; je vous assure d’abord qu’il n’y a pas de ma faute. » Sans attendre sa réponse : « Pendant que j’étais au bain avec mes femmes, poursuivit-elle, votre fils est venu, et a pris ce malheureux temps pour faire accroire à la belle Persienne que vous ne vouliez plus la donner au roi et que vous lui en aviez fait un présent. Je ne vous dis pas ce qu’il a fait après une fausseté si insigne, je vous laisse à juger vous-même. Voilà le sujet de mon affliction pour l’amour de vous et pour l’amour de lui, pour qui je n’ai pas la confiance d’implorer votre clémence. »

Il n’est pas possible d’exprimer quelle fut la mortification du vizir Khacan quand il eut entendu le récit de l’insolence de son fils Noureddin. « Ah ! s’écria-t-il en se frappant cruellement, en se tordant les mains et en s’arrachant la barbe, c’est donc ainsi, malheureux fils, fils indigne de voir le jour, que tu jettes ton père dans le précipice, du plus haut degré de son bonheur, que tu le perds et que tu te perds toi-même avec lui ! Le roi ne se contentera pas de ton sang ni du mien pour se venger de cette offense, qui attaque sa personne même. »

Sa femme voulut tâcher de le consoler : « Ne vous affligez pas, lui dit-elle, je ferai aisément dix mille pièces d’or d’une partie de mes pierreries ; vous en achèterez une autre esclave, qui sera plus belle et plus digne du roi.

« – Eh ! croyez-vous., reprit le vizir, que je sois capable de me tant affliger pour la perte de dix mille pièces d’or ? Il ne s’agit pas ici de cette perte, ni même de la perte de tous mes biens, dont je serais aussi peu touché. Il s’agit de celle de mon honneur, qui m’est plus précieux que tous les biens du monde.

– Il me semble néanmoins, seigneur, reprit la dame, que ce qui se peut réparer par l’argent n’est pas d’une si grande conséquence.

– Hé quoi ! répliqua le vizir, ne savez-vous pas que Saouy est mon ennemi capital ? Croyez-vous que, dès qu’il aura appris cette affaire, il n’aille pas triompher de moi près du roi ! Votre majesté, lui dira-t-il, ne parle que de l’affection et du zèle de Khacan pour son service ; il vient de faire voir cependant combien il est peu digne d’une si grande considération. Il a reçu dix mille pièces d’or pour lui acheter une esclave. Il s’est véritablement acquitté d’une commission si honorable, et jamais personne n’a vu une si belle esclave ; mais, au lieu de l’amener à votre majesté, il a jugé plus à propos d’en faire un présent à son fils. Mon fils, lui a-t-il dit, prenez cette esclave, c’est pour vous : vous la méritez mieux que le roi. Son fils, continuera-t-il avec sa malice ordinaire, l’a prise, et il se divertit tous les jours avec elle. La chose est comme j’ai l’honneur de l’assurer à votre majesté, et votre majesté peut s’en éclaircir par elle-même. Ne voyez-vous pas, ajouta le vizir, que sur un tel discours les gens du roi peuvent venir forcer ma maison à tout moment et enlever l’esclave. J’y ajoute tous les autres malheurs inévitables qui suivront.

« – Seigneur, reprit la dame à ce discours du vizir son mari, j’avoue que la méchanceté de Saouy est des plus grandes et qu’il est capable de donner à la chose le tour malin que vous venez de dire, s’il en avait la moindre connaissance. Mais peut-il savoir, ni lui ni personne, ce qui se passe dans l’intérieur de votre maison ? Quand on le soupçonnerait et que le roi vous en parlerait, ne pouvez-vous pas dire qu’après avoir bien examiné l’esclave, vous ne l’avez pas trouvée aussi digne de sa majesté qu’elle vous l’avait paru d’abord ; que le marchand vous a trompé ; qu’elle est à la vérité d’une beauté incomparable ; mais qu’il s’en faut beaucoup qu’elle ait autant d’esprit et qu’elle soit aussi habile qu’on vous l’avait vantée ? Le roi vous en croira à votre parole, et Saouy aura la confusion d’avoir aussi peu réussi dans son pernicieux dessein que tant d’autres fois qu’il a entrepris inutilement de vous détruire. Rassurez-vous donc, et si vous voulez me croire, envoyez chercher les courtiers, marquez-leur que vous n’êtes pas content de la belle Persienne, et chargez-les de vous chercher une autre esclave.

Comme ce conseil parut très-raisonnable au vizir Khacan, il calma un peu ses esprits et il prit le parti de le suivre ; mais il ne diminua rien de sa colère contre son fils Noureddin.

...

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Dernière édition par Equus le Dim 19 Oct - 22:04, édité 1 fois
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warda

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 0:21

Bonsoir Equus oh quelle chance j'ai tu la postes juste avant que je parte alors je vais enfin pouvoir lire la suite cheers
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 0:33

Bonsoir fleur, je te dédie les épisodes de ce soir.


...

Noureddin ne parut point de toute la journée ; il n’osa même chercher un asile chez aucun des jeunes gens de son âge qu’il fréquentait ordinairement, de crainte que son père ne l’y fît chercher. Il alla hors de la ville, et se réfugia dans un jardin où il n’était jamais allé et où il n’était pas connu. Il ne revint que fort tard, lorsqu’il savait bien que son père était retiré, et il se fit ouvrir par les femmes de sa mère, qui l’introduisirent sans bruit. Il sortit le lendemain avant que son père fût levé, et il fut contraint de prendre les mêmes précautions un mois entier, avec une mortification très-sensible. En effet, les femmes ne le flattaient pas : elles lui déclaraient franchement que le vizir son père persistait dans la même colère, et protestait qu’il le tuerait s’il se présentait devant lui.

La femme de ce ministre savait par ses femmes que Noureddin revenait chaque jour ; mais elle n’osait prendre la hardiesse de prier son mari de lui pardonner. Elle la prit enfin : « Seigneur, lui dit-elle un jour, je n’ai osé jusqu’à présent prendre la liberté de vous parler de votre fils. Je vous supplie de me permettre de vous demander ce que vous prétendez faire de lui. Un fils ne peut être plus criminel envers un père, que Noureddin l’est envers vous. Il vous a privé d’un grand honneur et de la satisfaction de présenter au roi une esclave aussi accomplie que la belle Persienne, je l’avoue ; mais, après tout, quelle est votre intention ? Voulez-vous le perdre absolument ? Au lieu d’un mal auquel il ne faut plus que vous songiez, vous vous en attireriez un autre beaucoup plus grand, à quoi vous ne pensez peut-être pas. Ne craignez-vous pas que le monde, qui est malin, en cherchant pourquoi votre fils est éloigné de vous, n’en devine la véritable cause que vous voulez tenir si cachée ? Si cela arrivait, vous seriez tombé justement dans le malheur que vous avez un si grand intérêt d’éviter.

« – Madame, reprit le vizir, ce que vous dites là est de bon sens ; mais je ne puis me résoudre à pardonner à Noureddin, que je ne l’aie mortifié comme il le mérite.

– Il sera suffisamment mortifié, reprit la dame, quand vous aurez fait ce qui me vient en pensée. Votre fils entre ici chaque nuit lorsque vous êtes retiré ; il y couche, et il en sort avant que vous soyez levé. Attendez-le ce soir jusqu’à son arrivée, et faites semblant de le vouloir tuer. Je viendrai à son secours, et en lui marquant que vous lui donnez la vie à ma prière, vous l’obligerez de prendre la belle Persienne à telle condition qu’il vous plaira. Il l’aime, et je sais que la belle Persienne ne le hait pas. »

Khacan voulut bien suivre ce conseil : ainsi, avant qu’on ouvrît à Noureddin, lorsqu’il arriva à son heure ordinaire, il se mit derrière la porte, et dès qu’on lui eut ouvert il se jeta sur lui et le mit sous les pieds. Noureddin tourna la tête, et reconnut son père le poignard à la main, prêt à lui ôter la vie.

La mère de Noureddin survint en ce moment, et, retenant le vizir par le bras : « Qu’allez-vous faire, Seigneur ? s’écria-t-elle.

– Laissez-moi reprit le vizir, que je tue ce fils indigne.

– Ah ! seigneur, reprit la mère tuez-moi plutôt moi-même : je ne permettrai jamais que vous ensanglantiez vos mains de votre propre sang. » Noureddin profita de ce moment : « Mon père, s’écria-t-il les larmes aux yeux, j’implore votre clémence et votre miséricorde ; accordez-moi le pardon que je vous demande au nom de celui de qui vous l’attendez au jour que nous paraîtrons tous devant lui. »

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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 0:44

...

Khacan se laissa arracher le poignard de la main, et dès qu’il eut lâché Noureddin, Noureddin se jeta à ses pieds et les lui baisa, pour marquer combien il se repentait de l’avoir offensé. « Noureddin, lui dit-il, remerciez votre mère, je vous pardonne à sa considération. Je veux bien même vous donner la belle Persienne, mais à condition que vous me promettrez par serment de ne pas la regarder comme esclave, mais comme votre femme, c’est-à-dire que vous ne la vendrez et même que vous ne la répudierez jamais. Comme elle est sage et qu’elle a de l’esprit et de la conduite infiniment plus que vous, je suis persuadé qu’elle modérera ces emportements de jeunesse qui sont capables de vous perdre. »

Noureddin n’eût osé espérer d’être traité avec une si grande indulgence : il remercia son père avec toute la reconnaissance imaginable, et lui fit de très-bon cœur le serment qu’il souhaitait. Ils furent très-contents l’un de l’autre, la belle Persienne et lui, et le vizir fut très-satisfait de leur bonne union.

Le vizir Khacan n’attendait pas que le roi lui parlât de la commission qu’il lui avait donnée : il avait grand soin de l’en entretenir souvent et de lui marquer les difficultés qu’il trouvait à s’en acquitter à la satisfaction de sa majesté ; il sut enfin le ménager avec tant d’adresse, qu’insensiblement il n’y songea plus. Saouy néanmoins avait su quelque chose de ce qui s’était passé ; mais Khacan était si avant dans la faveur du roi qu’il n’osa hasarder d’en parler.

Il y avait plus d’un an que cette affaire si délicate s’était passée plus heureusement que ce ministre ne l’avait cru d’abord, lorsqu’il alla au bain et qu’une affaire pressante l’obligea d’en sortir encore tout échauffé ; l’air, qui était un peu froid, le frappa et lui causa une fluxion sur la poitrine, qui le contraignit de se mettre au lit avec une grosse fièvre. La maladie augmenta, et comme il s’aperçut qu’il n’était pas loin du dernier moment de sa vie, il tint ce discours à Noureddin, qui ne l’abandonnait pas : « Mon fils, lui dit-il, je ne sais si j’ai fait le bon usage que je devais des grandes richesses que Dieu m’a données ; vous voyez qu’elles ne me servent de rien pour me délivrer de la mort. La seule chose que je vous demande en mourant, c’est que vous vous souveniez de la promesse que vous m’avez faite touchant la belle Persienne. Je meurs content, avec la confiance que vous ne l’oublierez pas. »

Ces paroles furent les dernières que le vizir Khacan prononça. Il expira peu de moments après, et il laissa un deuil inexprimable dans sa maison, à la cour et dans la ville. Le roi le regretta comme un ministre sage, zélé et fidèle, et toute la ville le pleura comme son protecteur et son bienfaiteur. Jamais on n’avait vu de funérailles plus honorables à Balsora. Les vizirs, les émirs et généralement tous les grands de la cour, s’empressèrent de porter son cercueil sur les épaules, les uns après les autres, jusqu’au lieu de sa sépulture, et les plus riches jusqu’aux plus pauvres de la ville l’y accompagnèrent en pleurs.

...

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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 0:49

Voila les amis, je me contente de ça pour ce soir. Aussi, il faut savoir que la suite est encore longue, alors il faut bien suivre Smile

Au plaisir.

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Palmer

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MessageSujet: vis   Dim 19 Oct - 12:30

Ce qui est magique dans ce conte c'est qu'il nous laisse le loisir d'imaginer comme bon nous semble, ce qui s'est produit entre Noureddin et la belle Persienne, lorsqu'il est allée la retrouver dans sa chambre pour la baratiner en lui disant que son père, le visir Khacan, avait changé d'avis et qu'il a décidé de la lui offrir à lui au lieu du roi ptdrire9

Il est bien malin ce Noureddin, et c'était pas pour déplaire à la belle esclave Laughing
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Baaziz

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 12:45

Equus, j'ai raté toute cette histoire, c'est malin de ta part Razz .................. mais n'empêche que je me suis rattrapé ce matin lol!

Merci Equus, tarde pas pour la suite bounce
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Equus

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MessageSujet: Re: Veillées de Ramadan   Dim 19 Oct - 22:13

La suite du conte de la 187 ème nuit des Mille et Une Nuits... intitulé : Histoire de Noureddin et la belle Persienne.[/i]

...

Noureddin donna toutes les marques de la grande affliction que la perte qu’il venait de faire devait lui causer, et il demeura longtemps sans voir personne. Un jour enfin il permit qu’on laissât entrer un de ses amis intimes. Cet ami tâcha de le consoler, et comme il le vit disposé à l’écouter, il lui dit qu’après avoir rendu à la mémoire de son père tout ce qu’il lui devait, et satisfait pleinement à tout ce que demandait la bienséance, il était temps qu’il parût dans le monde, qu’il vît ses amis et qu’il soutînt le rang que sa naissance et son mérite lui avaient acquis. « Nous pécherions, ajouta-t-il, contre les lois de la nature et même contre les lois civiles, si, lorsque nos pères sont morts, nous ne leur rendions les devoirs que la tendresse exige de nous, et l’on nous regarderait comme des insensibles. Mais dès que nous nous en sommes acquittés et qu’on ne peut nous en faire aucun reproche, nous sommes obligés de reprendre le même train qu’auparavant et de vivre dans le monde de la manière qu’on y vit. Essuyez donc vos larmes, et reprenez cet air de gaieté qui a toujours inspiré la joie partout où vous vous êtes trouvé. »

Le conseil de cet ami était très-raisonnable, et Noureddin eût évité tous les malheurs qui lui arrivèrent s’il l’eût suivi dans toute la régularité qu’il demandait. Il se laissa persuader sans peine, il régala même son ami ; et lorsqu’il voulut se retirer, il le pria de revenir le lendemain et d’amener trois ou quatre de leurs amis communs. Insensiblement il forma une société de dix personnes à peu près de son âge, et il passait le temps avec eux en des festins et des réjouissances continuels. Il n’y avait pas même de jour qu’il ne les renvoyât chacun avec un présent.

Quelquefois, pour faire plus de plaisir à ses amis, Noureddin faisait venir la belle Persienne ; elle avait la complaisance de lui obéir, mais elle n’approuvait pas cette profusion excessive. Elle lui en disait son sentiment en liberté : « Je ne doute pas, lui disait-elle, que le vizir votre père ne vous laissé de grandes richesses ; mais si grandes qu’elles puissent être, ne trouvez pas mauvais qu’une esclave vous représente que vous en verrez bientôt la fin si vous continuez de mener cette vie. On peut quelquefois régaler ses amis et se divertir avec eux ; mais qu’on en fasse une coutume journalière, c’est courir le grand chemin de la dernière misère. Pour votre honneur et pour votre réputation, vous feriez beaucoup mieux de suivre les traces de feu votre père, et de vous mettre en état de parvenir aux charges qui lui ont acquis tant de gloire. »

Noureddin écoutait la belle Persienne en riant, et quand elle avait achevé : « Ma belle, reprenait-il en continuant de rire, laissons là ce discours, ne parlons que de nous réjouir. Feu mon père m’a toujours tenu dans une grande contrainte : je suis bien aise de jouir de la liberté après laquelle j’ai tant soupiré avant sa mort. J’aurai toujours le temps de me réduire à la vie réglée dont vous parlez ; un homme de mon âge doit se donner le loisir de goûter les plaisirs de la jeunesse. »

Ce qui contribua encore beaucoup à mettre les affaires de Noureddin en désordre, fut qu’il ne voulait pas entendre parler de compter avec son maître d’hôtel. Il le renvoyait chaque fois qu’il se présentait avec son livre. « Va, va, lui disait-il, je me fie bien à toi ; aie soin seulement que je fasse toujours bonne chère. »

« – Vous êtes le maître, seigneur, reprenait le maître d’hôtel ; vous voudrez bien néanmoins que je vous fasse souvenir du proverbe qui dit, que qui fait grande dépense et ne compte pas, se trouve à la fin réduit à la mendicité sans s’en être aperçu. Vous ne vous contentez pas de la dépense si prodigieuse de votre table, vous donnez encore à toute main. Vos trésors ne peuvent y suffire, quand ils seraient aussi gros que des montagnes.

– Va, te dis-je, lui répétait Noureddin ; je n’ai pas besoin de tes leçons ; continue de me faire manger, et ne te mets pas en peine du reste. »

...

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